Il y a des souffrances, épreuves ou peurs qui peuvent nous aider à nous surpasser, à devenir plus fort, presque nécessaire. Avec une poussée d'adrénaline que certains recherchent, poussant toujours plus loin leurs limites.
Et il y a des épreuves terribles, effroyables qui prennent sa source dans nos « entrailles » pour nous envahir, nous submerger, nous accompagner jusqu'à la fin :
Je pense à la lutte de la maladie d'un enfant, à l'impuissance dans parents devant la souffrance (parfois muette où juste le regard crie), où le corps est attaché par des sangles, pour que des mains d'enfant n'arrachent pas les tuyaux.
Je pense à l'épreuve d'une victime qui sait qu'avant son dernier souffle, elle ne sera plus qu'une plaie ensanglantée (par des pierres, une machette ou une arme blanche).
A la réaction d'un humain face à une arme à feu, un incendie où il n'aura que quelques secondes pour prendre la bonne décision, à la foi pour lui, les siens et ceux qui l'entourent.
Je pense aux martyrs de Jésus ou celui de Jacques de Molay, où chaque seconde de leur supplice fut regardé par un public avide de leur souffrance.
Des exemples, nous pouvons en trouver des centaines.
On peut faire la différance entre la peur pour l'épreuve comme une ruine, une angoisse indéfinie née de nos propres pulsions et un sentiment réel de crainte intense en présence d'un danger défini.
Et là, il faut être au seuil d'une telle intensité pour savoir la réaction que nous aurons (d'esprit et de corps)…
Et pour répondre à votre question kundalinien, non, on ne peut se réjouir de n'importe quelle souffrance !
Flamme Blanche
