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Le pas de la Vie - Pierre Teilhard de Chardin ... (1 lecteur(s)) (1) Invité(s)
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SUJET: Le pas de la Vie - Pierre Teilhard de Chardin ...
#1989
Thomas2 (Utilisateur)
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graphgraph
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Le pas de la Vie - Pierre Teilhard de Chardin ... Il y a 2 Années, 5 Mois  
Dans le phénomène humain ...

P80 :

"Réalisation externe d'un type essentiellement nouveau de groupement corpusculaire, permettant l'organisation plus souple et mieux centrée d'un nombre illimité de substances prises à tous les degrés de grandeurs particulaires; et, simultanément, apparition interne d'un type nouveau d'activité et de détermination conscientes : par cette double et radicale métamorphose nous pouvons raisonnablement définir, dans ce qu'il a de spécifiquement original, le passage critique de la Molécule à la Cellule, - Le Pas de la Vie."


Le pas de la Vie pourrait être ces brèves que l'on retrouve dans l'œuvre de Jacques.

Bonne soirée.

T
 
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#2019
Thomas2 (Utilisateur)
Messages: 102
graphgraph
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Science et Religion - Pierre Teilhard de Chardin Il y a 2 Années, 1 Mois  
Dans le phénomène humain :

"
En apparence la Terre Moderne est née d’un mouvement anti-religieux.
L’Homme se suffisant à lui-même. La Raison se substituant à la Croyance.

Notre génération, et les deux précédentes n’ont guère entendu parler que de conflit entre Foi et Science. Au point qu’il a pu sembler un moment que ceci était décidément appelé à remplacer cela.

Or, à mesure que la tension se prolonge, c’est visiblement sous une forme toute différente d’équilibre, non pas élimination, ni dualité, mais synthèse, que semble devoir se résoudre le conflit. Après bientôt deux siècles de luttes passionnées, ni la Science ni la Foi ne sont parvenues à se diminuer l’une l’autre ; mais, bien au contraire, il devient manifeste que l’une sans l’autre
elles ne pourraient se développer normalement : et ceci pour la simple raison qu’une même vie les anime toutes les deux. Ni dans son élan, en effet, ni dans ses constructions, la Science ne peut aller aux limites d’elle-même sans se colorer de mystique et se charger de Foi.

Dans son élan, d’abord. Ce point, nous l’avons touché en traitant du problème de l’Action. L’Homme ne continuera à travailler et à chercher que s’il conserve le goût passionné de le faire. Or ce goût est entièrement
suspendu à la conviction, strictement indémontrable à la Science, que l’Univers a un sens, et qu’il peut, ou même qu’il doit aboutir, si nous sommes fidèles, à quelque irréversible perfection.
Foi au progrès.

Dans ses constructions, ensuite. Nous pouvons considérer scientifiquement une amélioration presque indéfinie de l’organisme humain et de la société humaine. Mais sitôt qu’il s’agit de matérialiser pratiquement nos rêves, nous
constatons que le problème demeure indéterminé, ou même insoluble, à moins que nous n’admettions, par une intuition partiellement supra-rationnelle, les propriétés convergentes du Monde auquel nous appartenons.
Foi en l’Unité.

Plus encore. Si nous nous décidons, sous la pression des faits, pour un optimisme d’unification, nous rencontrons techniquement la nécessité de découvrir, en plus de l’élan qu’il faut pour nous pousser en avant, en plus de l’objectif particulier qui doit fixer notre marche, le liant ou ciment spécial qui associera vitalement nos vies sans les fausser ni les diminuer.
Foi en un centre souverainement attrayant de personnalité.

En somme, dès que dépassant le stade inférieur et préliminaire des investigations analytiques, la Science passe à la synthèse, — une synthèse culminant naturellement dans la réalisation de quelque état supérieur d’Humanité, — aussitôt elle se trouve conduite à anticiper et à jouer sur le Futur et sur le Tout : et du même coup, se dépassant elle-même, elle émerge en Option et en Adoration.

Renan et le XIXe siècle ne se trompaient donc pas en parlant d’une Religion de la Science. Leur erreur a été de ne pas voir que leur culte de l’Humanité impliquait la ré-intégration, sous une forme renouvelée, des forces
spirituelles mêmes dont ils prétendaient se débarrasser.
Lorsque, dans l’Univers mouvant auquel nous venons de nous éveiller, nous regardons les séries temporelles et spatiales diverger et se dénouer autour de nous et vers l’arrière comme les nappes d’un cône, nous faisons peut-être de la Science pure. Mais lorsque nous nous tournons du côté du Sommet, vers la Totalité et l’Avenir, force nous est bien de faire aussi de la Religion.

Religion et Science : les deux faces ou phases conjuguées d’un même acte complet de connaissance, — le seul qui puisse embrasser, pour les contempler, les mesurer, et les achever, le Passé et le Futur de l’Évolution.
Dans le renforcement mutuel de ces deux puissances encore, antagonistes, dans la conjonction de la Raison et de la Mystique, l’Esprit humain, de par la nature même de son développement, est destiné à trouver l’extrême de sa
pénétration, avec le maximum de sa force vive.
"

Bonne journée.
Thomas.
 
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