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S interioriser sans exageration, s exterioriser sans demesure... (Tchouang Tseu) (1 lecteur(s)) (1) Invité(s)
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SUJET: S interioriser sans exageration, s exterioriser sans demesure... (Tchouang Tseu)
#588
Paul T (Utilisateur)
Messages: 137
graphgraph
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S interioriser sans exageration, s exterioriser sans demesure... (Tchouang Tseu) Il y a 4 Années, 5 Mois  
Ce sujet traite du contenu de l'article: S interioriser sans exageration, s exterioriser sans demesure... (Tchouang Tseu)

Comme c'est le cas pour la majorité des philosophies orientales, les sages nous invitent toujours sur la Voie du milieu en jonglant sur les nuances.

Il est amusant de comparer cette façon de penser avec celle qu'on entend souvent en occident : "Il faut oser tout expérimenter", autrement dit mettre un pied au delà des limites habituelles. Je pense que les deux façons de voir ne se contredisent pas mais au contraire se complètent : Donc ne pas être frileux devant les expériences même les plus extrêmes mais savoir également ne pas s'y laisser piéger donc savoir revenir sur la Voie du milieu une fois l'expérience acquise.

Petite anecdote intéressante sur Tchouang Tseu :

La femme de Tchouang Tseu étant morte, Houei Tseu s'en fut lui offrir ses condoléances. Il trouva Tchouang Tseu assis les jambes écartées en forme de van et chantant la mesure sur une écuelle. Houei Tseu lui dit : "Que vous ne pleuriez pas la mort de celle qui fut la compagne de votre vie et qui éleva vos enfants, c'est déjà assez, mais que vous chantiez en battant l'écuelle, c'est trop fort !
Du tout, dit Tchouang Tseu. Au moment de sa mort, je fus naturellement affecté un instant, mais réfléchissant sur le commencement, je découvris qu'à l'origine elle n'avait pas de vie ; non seulement elle n'avait pas de vie, mais pas même de forme ; non seulement pas de forme, mais même pas de souffle.
Quelque chose de fuyant et d'insaisissable se transforme en souffle, le souffle en forme, la forme en vie, et maintenant voici que la vie se transforme en mort. Tout cela ressemble à la succession des quatre saisons de l'année. En ce moment, ma femme est couchée tranquillement dans la grande maison. Si je me lamentais en sanglotant bruyamment, cela signifierait que je ne comprends pas le cours du destin. C'est pourquoi je m'abstiens."
 
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